Posts Tag ‘british’

  1. Oh my shoes !

    8 April, 2013 par MarilynChoo

    Selon le sociologue de la mode Frédéric Godart (professeur à l’INSEAD, à l’IFM et auteur des livres Sociologie de la Mode et Penser la Mode) : « le passage de la chaussure à talon de la panoplie habillée à la tenue quotidienne, qui s’est progressivement imposé dès la fin des années 1940, est lié à une réduction graduelle du formalisme vestimentaire et à une atténuation progressive des limites entre sphère professionnelle ou formelle et sphère privée. »

    Ayant grandi dans les années 90, période durant laquelle on a vécu l’avènement des chaussures à plateformes et des compensées, prendre de la hauteur, je m’y connais un peu. Surtout en terme de « Fuck Me Shoes », ces souliers « hauts, colorés, structurés et hyper sexy » comme le décrit si bien le site Sarenza.com

     Terry de Havilland  Oh la la 420 euros exclu Sarenza (2)

    Et les « Fucks Me Shoes », c’est la spécialité de Terry de Havilland. Un british chausseur et cordonnier depuis près de 50 ans ! À l’occasion de l’ouverture du département « Very Sexy Shoes » sur Sarenza, il a réalisé un modèle spécial pour l’eshop. De magnifiques et astucieuses mules en serpent rouge en édition limitée : seulement 15 paires, entièrement faites main, sont disponibles !

     Terry de Havilland  Oh la la 420 euros exclu Sarenza (1)

    D’habitude les mules, c’est pas mon truc, mais j’avoue qu’après les avoir vu en vrai, et surtout étudié l’astucieux ajout de l’élastique sur la semelle qui permet avoir toujours la plante des pieds collée à la chaussure sans que ça fasse cet affreux « claclaclac » typique des mules… ben j’aurais bien cassé mon Livret A pour me payer ces souliers franchement rock’n’roll (sauf que 420€ c’est pas raisonnable). Alors à défaut de pouvoir m’offrir le résultat des talents de Terry, je me suis offert son interview !

     Terry de Havilland - Portrait

    Marilyn Choo : Pourquoi avoir accepté cette collaboration avec Sarenza ?

    Terry de Havilland : j’avais envie de réaliser des chaussures sexy, avec caractéristiques inhabituelles. Je les ai conçues sur le même modèle que celles que j’ai fabriquées pour la lune de miel de Kate Moss ! C’est une femme très fun que je chausse depuis des années. Sous ses mules, elle a souhaité que j’ajoute des strass disant « Fuck me » sur un pied et « Fuck you » sur l’autre ! (il rit)

    MC : Ça vous arrive souvent de chausser les célébrités ?

    T de H : Oui assez. Il y a longtemps j’ai confectionné des chaussures pour David Bowie et Jackie O. Aujourd’hui je chausse les Jagger, Sienna Miller, Cara Delevingne, Pixie Geldof…

    MC : Comment concevez-vous vos souliers ?

    T de H : Ça dépend, sous acides, quand j’étais plus jeune ! (il sourit) Vous savez, je suis un fabriquant de chaussures avant d’être un designer. Mon père était cordonnier, il fabriquait les chaussures des artistes de cabaret pendant la guerre… J’ai, avant tout, une compréhension de la chaussure.

    MC : Mais l’inspiration pour créer vos modèles, vous la trouvez où ?

    T de H : N’importe où ! Parfois ça part d’une matière, une autre fois d’une femme qui marche dans la rue, l’air radieux… J’étudie alors ce qu’elle porte aux pieds pour être aussi splendide.  Après, je travaille, et il faut que chaque paire soit portable selon Liz, ma femme.

    MC : Auriez-vous un conseil à me donner pour mon prochain achat de souliers ? 

    T de H : Une fois que vous les avez mises, il faut que vous vous exclamiez « waoh ! » et que vous pensiez « je me sens vraiment bien ». (paroles suivies d’un clin d’œil malicieux)

    Terry de Havilland, the Rock'n'roll cobbler

    Pour découvrir toutes les créations de Terry de Havilland c’est par ici, et par pour jeter un œil à la boutique « Very Sexy Shoes » de Sarenza.

     

    Crédits photo

    Sarenza.com, Terry de Havilland